Suisse : le cigarettier Philip Morris a utilisé l’université de Genève pour des recherches sur les mineurs

En Suisse romande, une collaboration entre l’Université de Genève et Philip Morris a débuté au début des années 1990 avec une étude sur la perception du risque. Selon OxySuisse, l’initiative remonte à 1993, lorsqu’un ancien étudiant devenu cadre chez Philip Morris Europe a pris contact avec Elsa Schmid-Kitsikis, professeure de psychologie clinique de l’UNIGE, et son assistante Helga Kilcherune, pour envisager un projet de recherche financé par l’entreprise du tabac. Le projet initial, centré sur les effets possibles de la fumée passive sur le développement cognitif de l’enfant, a été refusé par le collège des professeurs pour des raisons éthiques. Une autre piste de recherche a ensuite été proposée, concernant la perception du risque chez l’enfant et l’adolescent.

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