Le tabagisme et le vapotage de moins en moins répandus et acceptés en Colombie-Britannique

17 août 2025

Par: Comité national contre le tabagisme

Dernière mise à jour : 18 août 2025

Temps de lecture : 5 minutes

Le tabagisme et le vapotage de moins en moins répandus et acceptés en Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, l’une des dix provinces canadiennes, une enquête récente a révélé que la consommation de tabac et le vapotage sont en baisse et de moins en moins bien considérés par les habitants qui sont favorables à l’extension des espaces sans fumée. Les résultats sont issus d’un sondage en ligne mené par Research Co. du 13 au 15 juillet 2025 auprès de 814 adultes en Colombie-Britannique. Les données ont été pondérées selon les chiffres du recensement canadien en matière d’âge, de genre et de région[1].

Le tabac et le vapotage diminuent, l’usage de la marijuana plus répandu

Depuis plusieurs décennies, les résidents de la Colombie-Britannique doivent se conformer à certaines règles s’ils souhaitent consommer du tabac. Des règlements similaires ont été mis en place lors de la légalisation du cannabis en octobre 2018, ainsi que face à la popularité croissante du vapotage, notamment chez les jeunes adultes.

Selon une enquête menée par Research Co., la consommation de tabac et de produits liés au vapotage est en net recul. En 1965, environ la moitié des Canadiens se déclaraient fumeurs. En 2025, seulement 19 % des habitants de la Colombie-Britannique affirment avoir consommé du tabac au cours de l’année écoulée. Cette proportion est plus élevée chez les hommes (24 %), dans le nord de la province (35 %) et parmi les personnes d’origine autochtone (34 %).

La consommation de marijuana est légèrement plus répandue : 23 % des répondants déclarent avoir fumé du cannabis durant l’année, tandis que 19 % en ont consommé sous une autre forme. Le vapotage touche quant à lui 15 % de la population, avec un taux plus élevé chez les 18-34 ans (23 %) et chez les électeurs du Parti conservateur de la Colombie-Britannique lors des dernières élections provinciales (22 %).

La perception sociale des fumeurs et vapoteurs moins valorisée qu’avant

Par ailleurs, alors que moins d’un quart des résidents de la Colombie-Britannique ont fumé du tabac, consommé du cannabis ou utilisé une cigarette électronique au cours de la dernière année, l’enquête s’est également penchée sur l’influence de ces habitudes sur la vie amoureuse.

Les personnes consommant du cannabis semblent les plus susceptibles d’être acceptées : 50 % des répondants affirment qu’ils ne sortiraient pas avec un(e) partenaire qui fume du cannabis. Ce taux monte à 57 % pour les utilisateurs de cigarettes électroniques, et à 62 % pour les fumeurs de tabac.

Le genre influence également ces préférences. Aucune différence notable n’est observée entre hommes et femmes concernant les fumeurs de cannabis. En revanche, les femmes sont plus nombreuses à rejeter les fumeurs de tabac (65 % contre 58 % des hommes) et les vapoteurs (59 % contre 55 % des hommes).

Les locaux sont favorables à une extension de la législation antitabac

La majorité des résidents de la province soutient les réglementations actuelles sur le tabac. Plus de quatre personnes interrogées sur cinq sont favorables à l’interdiction de fumer dans les écoles publiques et privées, de la maternelle au lycée (88 %), dans les espaces publics intérieurs, comme les transports en commun, les lieux de travail, les restaurants, les bars et les casinos (87 %), ainsi que dans les véhicules privés occupés par des enfants (81 %).

Le soutien est un peu moins fort lorsqu’il s’agit d’interdire la cigarette dans les parcs, les plages, les promenades ou les sentiers en bord de mer. Dans ces lieux, 67 % des répondants appuient l’interdiction, tandis que 28 % s’y opposent.

Des réponses similaires sont obtenues pour le vapotage : 88 % sont favorables à une interdiction dans les écoles, 84 % dans les lieux publics intérieurs, et 81 % dans les véhicules transportant des enfants. Concernant les lieux extérieurs comme les parcs ou les plages, 66 % appuient une interdiction, contre 30 % qui y sont défavorables.

La question d’interdire la cigarette et le vapotage dans les immeubles résidentiels à logements multiples a aussi été soulevée, notamment en milieu urbain. Actuellement, les propriétaires et les conseils de copropriété peuvent désigner certaines unités ou balcons comme « sans fumée ». Toutefois, 77 % des répondants soutiendraient une interdiction générale du tabac et du cannabis dans ces immeubles, et 73 % seraient favorables à une interdiction du vapotage.

À l’autre extrémité du pays, le Québec s’est quant à lui engagé dans la lutte contre le vapotage des jeunes en lançant, en mars 2025, « Aspire à mieux », le premier programme d’arrêt du vapotage pour jeunes adultes, afin d’offrir des outils et un soutien spécifique pour aider les 22 % de jeunes adultes de 18 à 24 ans qui vapotent régulièrement.

©Génération Sans Tabac

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[1]Canseco Mario, Mario Canseco: Smoking, vaping lose ground in B.C. as support for bans grows, says survey, Business Intelligence for B.C., publié le 7 août 2025, consulté le 8 août 2025

Comité national contre le tabagisme |

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