{"id":26165,"date":"2026-02-07T07:00:44","date_gmt":"2026-02-07T06:00:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/?post_type=actualites&#038;p=26165"},"modified":"2026-02-04T17:36:44","modified_gmt":"2026-02-04T16:36:44","slug":"pres-de-40-des-cancers-pourraient-etre-evites-dans-le-monde","status":"publish","type":"actualites","link":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/actualites\/pres-de-40-des-cancers-pourraient-etre-evites-dans-le-monde\/","title":{"rendered":"Nearly 40% of cancers worldwide could be prevented."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00c0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e mondiale contre le cancer (4 f\u00e9vrier), une nouvelle analyse<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a> coordonn\u00e9e par l\u2019Organisation mondiale de la Sant\u00e9 (OMS) et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) estime que pr\u00e8s de quatre cancers sur dix pourraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. L\u2019\u00e9tude, fond\u00e9e sur des donn\u00e9es internationales et une revue syst\u00e9matique de facteurs de risques modifiables, met en \u00e9vidence le poids central de l\u2019exposition au tabac, des infections oncog\u00e8nes, de la consommation d\u2019alcool, ainsi que d\u2019autres d\u00e9terminants comme le surpoids, l\u2019inactivit\u00e9 physique, la pollution de l\u2019air ou les rayonnements UV. Elle souligne \u00e9galement d\u2019importantes disparit\u00e9s entre les sexes et les r\u00e9gions, et r\u00e9affirme le r\u00f4le d\u00e9terminant des politiques publiques de pr\u00e9vention pour r\u00e9duire durablement l\u2019incidence des cancers et les co\u00fbts associ\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019OMS et le CIRC ont publi\u00e9 une analyse mondiale visant \u00e0 quantifier la part des cancers attribuable \u00e0 des facteurs de risque modifiables, afin d\u2019\u00e9clairer les priorit\u00e9s en mati\u00e8re de pr\u00e9vention. L\u2019\u00e9tude s\u2019appuie sur des donn\u00e9es couvrant 185 pays et 36 types de cancers, et examine 30 causes \u00e9vitables, incluant notamment le tabac, l\u2019alcool, un indice de masse corporelle \u00e9lev\u00e9, l\u2019inactivit\u00e9 physique, la pollution de l\u2019air, les rayonnements ultraviolets et, pour la premi\u00e8re fois dans ce type d\u2019exercice, neuf infections canc\u00e9rog\u00e8nes<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>7,1 millions de cancers li\u00e9s \u00e0 des facteurs de risques \u00e9vitables, principalement dus au tabac, \u00e0 des infections et \u00e0 l\u2019alcool<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Selon les estimations, environ 7,1 millions des 18,7 millions cas de nouveaux cancers, diagnostiqu\u00e9s dans le monde en 2022, sont attribuables \u00e0 des facteurs de risque modifiables, soit pr\u00e8s de 37 % de l\u2019incidence mondiale. Ces donn\u00e9es confirment qu\u2019une part substantielle du fardeau des cancers r\u00e9sulte d\u2019expositions \u00e9vitables sur lesquelles des politiques de pr\u00e9vention peuvent agir directement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le tabac appara\u00eet comme le premier facteur contributif, responsable \u00e0 lui seul d\u2019environ 15,1 % de l\u2019ensemble des nouveaux cas, soit pr\u00e8s de trois millions de cancers. Il demeure le principal d\u00e9terminant des cancers du poumon, mais contribue \u00e9galement \u00e0 de nombreuses autres localisations (en particulier cavit\u00e9 buccale, larynx, \u0153sophage, vessie ou pancr\u00e9as). Les infections oncog\u00e8nes constituent le deuxi\u00e8me facteur majeur, \u00e0 l\u2019origine d\u2019environ 10,2 % des cas, notamment via le papillomavirus humain (cancer du col de l\u2019ut\u00e9rus), l\u2019h\u00e9patite B et C (cancer du foie) ou Helicobacter pylori (cancer de l\u2019estomac). La consommation d\u2019alcool repr\u00e9sente pour sa part environ 3,2 % des diagnostics, avec un r\u00f4le \u00e9tabli dans les cancers du foie, du sein, du c\u00f4lon-rectum et des voies a\u00e9rodigestives sup\u00e9rieures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ces trois facteurs cumul\u00e9s concentrent ainsi pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des cancers \u00e9vitables identifi\u00e9s. \u00c0 ceux-ci s\u2019ajoutent le surpoids et l\u2019ob\u00e9sit\u00e9, la s\u00e9dentarit\u00e9, la pollution de l\u2019air, certaines expositions professionnelles et les rayonnements ultraviolets, qui contribuent \u00e9galement de mani\u00e8re significative \u00e0 la charge globale.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\"><strong>Des disparit\u00e9s marqu\u00e9es selon le sexe et les r\u00e9gions qui soulignent l\u2019importance d\u2019une pr\u00e9vention structurelle<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019analyse met en \u00e9vidence des \u00e9carts significatifs dans la part de cancers attribuables \u00e0 des facteurs de risques \u00e9vitables selon le sexe, refl\u00e9tant des profils d\u2019exposition diff\u00e9renci\u00e9s et des in\u00e9galit\u00e9s de pr\u00e9vention persistantes. En 2022, environ 45,4 % des nouveaux cas diagnostiqu\u00e9s chez les hommes, soit pr\u00e8s de 4,3 millions de cancers, \u00e9taient li\u00e9s \u00e0 des facteurs modifiables, contre 29,7 % chez les femmes, soit environ 2,7 millions de cas. Cette diff\u00e9rence s\u2019explique principalement par une exposition plus importante des hommes au tabac et \u00e0 l\u2019alcool, mais \u00e9galement par certaines expositions professionnelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Chez les hommes, le tabagisme constitue, \u00e0 lui seul, le principal d\u00e9terminant, repr\u00e9sentant environ 23 % des nouveaux cas, suivi des infections (9 %) et de la consommation d\u2019alcool (4 %). Chez les femmes, les infections oncog\u00e8nes arrivent en t\u00eate (environ 11 %), notamment via le papillomavirus humain impliqu\u00e9 dans les cancers du col de l\u2019ut\u00e9rus, devant le tabac (6 %) et le surpoids ou l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 (3 %). Ces diff\u00e9rences traduisent \u00e0 la fois des habitudes de consommation, des contextes sociaux et des niveaux d\u2019acc\u00e8s variables aux outils de pr\u00e9vention, tels que la vaccination, le d\u00e9pistage ou les programmes d\u2019aide \u00e0 l\u2019arr\u00eat du tabac.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les disparit\u00e9s r\u00e9gionales sont tout aussi marqu\u00e9es. Chez les femmes, la part de cancers \u00e9vitables varie d\u2019environ 24 % en Afrique du Nord et en Asie de l\u2019Ouest \u00e0 38 % en Afrique subsaharienne. Chez les hommes, elle atteint 57 % en Asie de l\u2019Est, o\u00f9 le poids du tabagisme et de la consommation d\u2019alcool demeure \u00e9lev\u00e9, contre 28 % en Am\u00e9rique latine et dans les Cara\u00efbes. Ces \u00e9carts traduisent des diff\u00e9rences d\u2019exposition aux facteurs de risque, mais aussi des in\u00e9galit\u00e9s d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la pr\u00e9vention, au d\u00e9pistage, \u00e0 la vaccination et aux politiques de sant\u00e9 publique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour les agences sanitaires, ces constats renforcent la n\u00e9cessit\u00e9 de politiques publiques dites \u00ab structurelles \u00bb, capables d\u2019agir \u00e0 l\u2019\u00e9chelle populationnelle plut\u00f4t que de reposer uniquement sur des changements individuels de comportement. Il s\u2019agit notamment de renforcer la fiscalit\u00e9 et la r\u00e9glementation des produits du tabac et de l\u2019alcool, d\u2019\u00e9tendre la vaccination contre les infections oncog\u00e8nes, d\u2019am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s au d\u00e9pistage organis\u00e9, de r\u00e9duire les expositions environnementales et professionnelles, et de promouvoir des environnements favorables \u00e0 l\u2019activit\u00e9 physique et \u00e0 une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e. Une telle approche int\u00e9gr\u00e9e permettrait non seulement de r\u00e9duire l\u2019incidence globale des cancers, mais aussi de diminuer les in\u00e9galit\u00e9s sociales et de genre face au risque de maladie, tout en pr\u00e9servant les syst\u00e8mes de sant\u00e9 mis en danger par le poids de ces maladies non transmissibles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong style=\"text-align: justify\"><a href=\"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/\">\u00a9G\u00e9n\u00e9ration Sans Tabac<\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><em><strong>AE<\/strong><\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Fink, H., Langselius, O., Vignat, J.\u00a0<em>et al.<\/em>\u00a0Global and regional cancer burden attributable to modifiable risk factors to inform prevention.\u00a0<em>Nat Med<\/em>\u00a0(2026). https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41591-026-04219-7<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Communiqu\u00e9 de presse, <a href=\"https:\/\/www.who.int\/fr\/news\/item\/03-02-2026-four-in-ten-cancer-cases-could-be-prevented-globally\">Quatre cas de cancer sur dix pourraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale<\/a>, OMS, publi\u00e9 le 3 f\u00e9vrier 2026, consult\u00e9 le jour-m\u00eame<\/p>\n<p><strong style=\"color: #999999\"><a style=\"color: #999999\" href=\"http:\/\/www.cnct.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Comit\u00e9 national contre le tabagisme |<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>To mark World Cancer Day (February 4), a new analysis coordinated by the World Health Organization (WHO) and the International Agency for Research on Cancer (IARC) estimates that nearly four out of ten cancers could be prevented globally. The study, based on international data and a systematic review of modifiable risk factors, highlights the central role of tobacco exposure, oncogenic infections, and alcohol consumption, as well as other determinants such as being overweight, physical inactivity, air pollution, and UV radiation. It also underscores significant disparities between genders and regions and reaffirms the crucial role of public prevention policies in sustainably reducing cancer incidence and associated costs.<\/p>","protected":false},"featured_media":23502,"template":"","tags":[],"thematique":[474],"class_list":["post-26165","actualites","type-actualites","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","thematique-sante"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/actualites\/26165","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/actualites"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/actualites"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/actualites\/26165\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":26169,"href":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/actualites\/26165\/revisions\/26169"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23502"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26165"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.generationsanstabac.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=26165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}