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Royaume-Uni : des publicités pour des puffs interdites en raison d’affirmations environnementales trompeuses

L’autorité britannique de la publicité (ASA) a interdit une série de publicités pour le dispositif électronique jetable (puffs) Elfbar après avoir constaté qu’elles donnaient une impression erronée que ces produits présentaient des avantages pour l’environnement alors que leurs possibilités de recyclage sont limitées[1].

Les affiches, dont certaines ont été apposées sur des bus et des panneaux d’affichage numérique, indiquent « le recyclage pour un avenir plus vert », ainsi que des messages sur la sensibilisation à l’écologie et le symbole du recyclage.

Des insertions publicitaires trompeuses

Elfbar a déclaré à l’ASA que l’objectif de cette campagne d’affichage était d’encourager les consommateurs à s’engager dans le recyclage. Plus de 70 % des consommateurs jettent en effet ces dispositifs à la poubelle ignorant que ces produits pourraient être recyclés.

Cependant, l’ASA a conclu que les publicités donnaient l’impression que les produits Elfbar étaient « largement et facilement recyclables », ce qu’elle a jugé « inexact » en raison des options très limitées de recyclage qui existent en réalité pour ces produits. Les publicités donnaient l’impression que les produits pouvaient être recyclés chez soi alors qu’en réalité ces objets sont considérés comme des appareils électriques et doivent être recyclés soit dans les points de dépôt des magasins, soit dans les stations de recyclage des communes. L’ASA a également déclaré qu’elle n’avait pas de preuves que les dispositifs de la marque Elfbar avaient moins d’impact sur l’environnement que d’autres produits de vapotage sur le marché, et a conclu que l’allégation « pour un avenir plus vert » était susceptible d’induire les consommateurs en erreur.

Des produits difficilement recyclables

La fabrication et la consommation des puffs conduisent à une importante perte de matières premières essentielles comme le lithium ou le cuivre. De manière générale, le recyclage des cigarettes électroniques jetables est très exigeant en termes de main-d’œuvre et il n’est pas sans risque. Chaque produit doit être démonté à la main en raison des piles inflammables, et le liquide de nicotine nécessite des précautions supplémentaires en matière de santé et de sécurité.

Une enquête menée par l’organisation britannique Material Focus[2] avait également montré que la plupart des dispositifs électroniques jetables contiennent des diodes électroluminescentes qui s’allument lorsque l’utilisateur tire dessus et qu’il était peu probable qu’elles soient récupérées lors du processus de recyclage.

Material Focus précisait dans son étude qu’un programme de recyclage mis en place par le fabricant de cigarettes électroniques jetables Riot Labs dans 800 boutiques de vapotage au Royaume-Uni avait enregistré un taux de reprise de puffs inférieur à 1 %.

De plus en plus de pays, dont la France très récemment, se positionnent pour une interdiction immédiate de ces dispositifs qui sont qualifiés par les experts en santé et du domaine de l’environnement comme des « aberrations sanitaires et écologiques ».

Mots-clés : Puffs, Elfbar, cigarette électronique jetable, recyclage, environnement, publicité

©Génération Sans Tabac

AE


[1] ASA Ruling on Imiracle (HK) Ltd t/a ELFBAR, site de l’ASA, publié le 29 novembre 2023, consulté le 30 novembre 2023

[2] Génération sans tabac, Le désastre environnemental des cigarettes électroniques jetables, publié le 15 mars 2023, consulté le 30 novembre 2023

Comité national contre le tabagisme |

Publié le 3 décembre 2023