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L’Ouzbékistan et le Kirghizistan veulent interdire le tabac chauffé et les produits du vapotage

Le ministère de la santé de l’Ouzbékistan propose d’interdire la vente de l’ensemble des produits de vapotage et de leurs liquides ainsi que les systèmes de tabac chauffé. La commission des affaires sociales du parlement kirghize a, quant à elle, approuvé à l’unanimité un projet de loi interdisant la vente et la consommation d’e-cigarettes et d’e-liquides dans le pays[1].

Le projet de loi ouzbek mentionne qu’au cours des dernières années, des nouveaux produits du tabac et produits à base de nicotine sont apparus en Ouzbékistan. Il en résulte une augmentation spectaculaire du nombre de fumeurs, en particulier chez les enfants et les jeunes adultes. Chez les 18-29 ans, la consommation de tabac chauffé est plus de 2,5 fois supérieure à celle des 30-69 ans en Ouzbékistan. Les ventes de cigarettes électroniques pour la période 2021-2023 ont, quant à elles, été multipliées par 80 par rapport aux trois années précédentes.

Un renforcement des mesures contre les nouveaux produits du tabac et de la nicotine en Asie centrale

Afin de freiner la popularité croissante des produits du vapotage auprès des plus jeunes, plusieurs républiques centre-asiatiques envisagent d’interdire totalement ces dispositifs. Faisant face à une diminution de la consommation de cigarettes traditionnelles dans leur pays, notamment auprès des jeunes, les républiques estiment que ces nouveaux produits du tabac et de la nicotine sont des obstacles pour parvenir à une génération sans tabac dans les prochaines années. Au Kirghizstan, le parlement a proposé d’interdire l’importation, la vente et l’utilisation des cigarettes électroniques. La législation proposée au Kirghizstan prévoit d’imposer une amende de 40 000 soms (environ 448 $) pour la consommation de ces produits, et des amendes allant de 50 000 à 60 000 soms (560 à 672 $) pour leur vente[2].

En Ouzbékistan, la nouvelle loi interdira la vente de l’ensemble des produits du vapotage, des e-liquides et recharges associés mais aussi l’ensemble des dispositifs de tabac chauffé et les recharges pour ces produits.  Le ministère de la santé propose, en cas d’infraction, des sanctions allant de 1 000 dollars à cinq ans d’emprisonnement.

Au Kazakhstan, selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) datant de 2022, 9,8 % des adolescents âgés de 11 à 15 ans au Kazakhstan étaient consommateurs réguliers d’e-cigarettes[3]. Le ministère de la santé kazakh avait alors pointé les violations répétées par les détaillants de la réglementation interdisant la publicité de ces produits sur les lieux de vente. Ces opérations de marketing rendent les cigarettes électroniques très visibles et accessibles en les plaçant près de la caisse à côté de bonbons, à des prix très attractifs.

Au début de l’année, dans le cadre d’une législation générale sur la santé, les députés du Mazhilis – la chambre basse du Parlement kazakh – ont approuvé des dispositions visant à réduire la consommation de nicotine.  Celles-ci interdisent complètement la vente des dispositifs de vapotage. L’interdiction devrait entrer en vigueur courant 2024.

Mots-clés : Ouzbékistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Asie Centrale, vapotage, cigarettes électroniques, tabac chauffé, génération sans tabac, jeunes

©Génération Sans Tabac

AE


[1] Uzbekistan Proposes Ban on E-Cigarettes, The Time of Central Asia, publié le 15 avril, consulté le jour-même

[2] Kyrgyzstan Parliament Proposes Amendments to Laws on Tobacco and Nicotine, 2 First, publié le 11 avril 2024, consulté le 15 avril 2024

[3] Support for the Ban on E-Cigarettes in Kazakhstan: Reasons and Consequences, 2 First, publié le 15 août 2023, consulté le 15 avril 2024

Comité national contre le tabagisme |

Publié le 17 avril 2024