Actualités

Les maladies coronariennes et le tabagisme

1,9 million de personnes meurent de maladies cardiaques provoquées par le tabac chaque année, selon un rapport publié en septembre 2020 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Fédération mondiale du cœur et l’Université de Newcastle, en Australie[1].

Qu’il s’agisse de quelques cigarettes par jour, de tabagisme occasionnel ou même passif, le tabac augmente le risque de maladies coronariennes (c’est-à-dire qui se rapportent aux veines et artères coronaires). On peut lire dans un article de l’OMS datant de 2018 que « les fumeurs sont 2 à 4 fois plus susceptibles de souffrir de maladies coronariennes et d’accidents vasculaires cérébraux que les non-fumeurs, même les adultes exposés au tabagisme passif voient ce risque augmenter de 25 à 30 % »[2].

Un rapport publié dans le cadre de la journée du cœur

C’est dans le cadre de la journée du cœur, le 29 septembre, que le rapport de l’OMS, la Fédération mondiale du cœur et l’Université de Newcastle a été publié. Celui-ci indique que le tabac serait responsable d’une maladie coronarienne sur cinq. Les fumeurs sont en effet plus susceptibles d’être victimes d’un AVC (accident cardio-vasculaire aigu) à un plus jeune âge que les personnes qui ne fument pas. Néanmoins, le risque de maladie cardiaque diminue tout de même[3]. Par ailleurs, il est important de noter que la cigarette électronique ne prévient pas de ces risques, notamment parce qu’elle augmente la pression artérielle.

Le rôle de l’État et des cardiologues dans la prévention et la prise en charge des risques liés au tabac

L’étude souligne l’importance de la formation, notamment des cardiologues, au sevrage tabagique et à la sensibilisation aux questions liées au tabagisme. Ainsi, « ne pas proposer de sevrage aux patients atteints de cardiopathies pourrait être considéré comme une faute ou une négligence clinique »[4], affirme le Dr Eduardo Bianco, président du groupe d’experts sur le tabac de la Fédération mondiale du cœur. Les gouvernements ont, quant à eux, directement moyen de faire pression, notamment à travers l’augmentation des taxes, l’interdiction de la publicité liée au tabac et l’aide au sevrage tabagique. Le Dr Vinayak Prasad, qui dirige l’Initiative pour un monde sans tabac de l’OMS, considère qu’« il incombe aux gouvernements de protéger la santé de leur population et de contribuer à faire reculer l’épidémie de tabagisme »[5]. Ce qui aurait également pour conséquence directe une diminution significative du nombre de maladies coronariennes.

©Génération Sans Tabac


[1] ONU info, Le tabac est responsable de 20% des décès dus aux maladies coronariennes, www.un.org (22 septembre 2020 – consulté le 08 octobre 2020).

[2] OMS, Le tabac vous brise le cœur – choisissez la santé, pas le tabac, www.who.int (30 mai 2018 – consulté le 08 octobre 2020).

[3] Ibid.

[4] L’orient le jour, Le tabac responsable de 20 % des décès dus aux cardiopathies coronariennes, www.lorientlejour.com (29 septembre 2020 – consulté le 08 octobre 2020).

[5] Ibid.

DNF – Pour un Monde ZeroTabac |

Publié le 9 octobre 2020