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La varénicline améliore les taux d’abandon chez les fumeurs quotidiens afro-américains

Des chercheurs de l’University of Kansas Cancer Center ont publié les résultats d’un essai clinique portant sur l’efficacité de la varénicline chez les Afro-Américains. Dans leur étude publiée dans le Journal of the American Medical Association[1], les fumeurs quotidiens afro-américains à qui l’on a donné de la varénicline combinée à des séances de conseils avec un professionnel ont obtenu des taux d’arrêt du tabac significativement plus élevés que ceux qui ont reçu un placebo[2].

Les Afro-Américains ont été sous-représentés dans la recherche sur le traitement du tabagisme, y compris dans les essais cliniques qui ont conduit à l’approbation par la Food and Drug Administration américaine (FDA), en 2006, de la varénicline, le principal traitement pharmacologique pour le sevrage tabagique connu sous le nom de marque Champix. Parallèlement, les Afro-Américains présentent des taux plus élevés de maladies et de décès liés au tabagisme, bien qu’ils consomment en moyenne moins de cigarettes par jour que les Américains blancs.

Des chances d’arrêt quasi triplées avec la varénicline

Cette étude sur la varénicline a inclus 500 adultes qui se sont identifiés comme afro-américains ou noirs. Ils étaient âgés de 18 ans ou plus, étaient des fumeurs quotidiens (au moins une cigarette par jour) et  souhaitaient arrêter de fumer. Les participants ont été répartis de manière aléatoire et ont reçu soit de la varénicline soit un placebo pendant 12 semaines, à cela s’ajoutaient six séances de conseils sur l’arrêt du tabac, pour l’ensemble des participants quel que soit l’affectation du groupe. L’étude a suivi tous les participants jusqu’à six mois après l’intervention et a évalué, l’abstinence auto déclarée vérifiée par des échantillons de salive.

L’étude a montré qu’après six mois, 16% des fumeurs qui avaient pris de la varénicline en plus de recevoir des conseils étaient toujours abstinents, tandis que seuls 7% des fumeurs qui avaient reçu un placebo et des conseils étaient parvenus à arrêter de fumer. Après 12 semaines, la différence était encore plus grande : 19% des fumeurs prenant de la varénicline étaient abstinents contre 7% dans le groupe placebo.

Un traitement adapté pour les « petits » fumeurs

La différence dans les taux d’arrêt du tabac entre le groupe varénicline et le groupe placebo était particulièrement prononcée pour les « petits » fumeurs (moins de 10 cigarettes par jour) par rapport aux gros fumeurs. À la fin de la semaine 12, 22 % des « petits » fumeurs ayant reçu de la varénicline étaient toujours abstinents, contre 9 % parmi les « petits » fumeurs du groupe placebo, démontrant que le médicament peut être utile pour ce type de profil de consommation.

Mots-clés : Varénicline, arrêt tabac, traitements, nicotine, afro-américains

©Génération Sans Tabac

AE


[1] Cox LS, Nollen NL, Mayo MS, et al. Effect of Varenicline Added to Counseling on Smoking Cessation Among African American Daily Smokers: The Kick It at Swope IV Randomized Clinical Trial. JAMA. 2022;327(22):2201–2209. doi:10.1001/jama.2022.8274

[2] Varenicline improves quit rates among African American daily smokers, News Medical, publié le 14 juin 2022, consulté le 16 juin 2022

Comité national contre le tabagisme |

Publié le 21 juin 2022