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A Edmonton, fin du narguilé dans les espaces clos

Longtemps considérée comme presque inoffensive, la chicha est désormais reconnue à sa juste dangerosité. Son attractivité pour les plus jeunes en est encore plus préoccupante. Edmonton en a récemment interdit l’usage dans les lieux clos accueillant du public.

Après la ville d’Amherstburg c’est à Edmonton, au Canada, d’interdire la consommation de narguilé – ou chicha – dans les espaces clos accueillant du public. L’objectif poursuivi n’est autre que la multiplication d’espaces intérieurs accueillant du public sans tabac afin, non seulement de permettre de protéger la santé, mais également de dénormaliser l’usage des produits du tabac, et notamment des nouveaux produits.

L’interdiction de la chicha, une urgence sanitaire

Depuis le 1er juillet 2020, Edmonton interdit toute consommation de chicha dans les lieux clos accueillant du public avec pour double objectif d’en réduire la consommation et d’éviter l’exposition à la fumée.

En effet, fumer la chicha pendant une heure revient à fumer l’équivalent de 100 cigarettes. En outre, il serait plus dangereux d’être exposé à la fumée de chicha qu’à celle de cigarette car pour le même temps, la chicha produit environ 125 fois plus de fumée que la cigarette. Au même titre que la fumée de cigarette, la fumée de chicha se compose de milliers de substances dont certaines sont toxiques et peuvent induire des pathologies. Ainsi, une séance de chicha libère 25 fois plus de goudron et 10 fois plus de monoxyde de carbone qu’une cigarette.

De plus, l’utilisation du narguilé en groupe – comme il est commun de le faire – suppose de partager la même pipe à eau. Hormis le risque de contracter des maladies infectieuses comme l’éclosion d’influenza, la tuberculose, l’herpès, le contexte actuel accentue également le risque de contracter la Covid-19.

Le conseil municipal privilégie la protection de la santé au travail

Selon la Ville, l’objectif de la démarche est d’assurer à tous un espace clos dépourvu de fumée dangereuse pour la santé. En cas de non-respect du règlement, les entreprises encourent une amende pouvant aller de 500 $ jusqu’à la perte de leur licence d’exploitation. Les individus, quant à eux, s’exposent à 250 $ d’amende.

Pour aller plus loin, Action on Smoking & Health (ASH) demande au gouvernement de l’Alberta de voir plus grand et d’uniformiser cette mesure à l’échelle de la province pour protéger les citoyens et tout particulièrement les travailleurs de l’exposition au tabagisme passif sur leur lieu de travail.

 

©Génération Sans Tabac


[1] KADJO Danielle, Fini le narguilé dans les lieux publics à Edmonton ou jusqu’à 500 $ d’amende, ICI Alberta (2 juillet 2020 – consulté le 6 juillet 2020).

DNF – Pour un Monde ZeroTabac | AMK

Publié le 27 juillet 2020